Laure Bedin : « L’écoute collective comme écoute d’avenir »

Laure Bedin

Laure Bedin : « L’écoute collective comme écoute d’avenir »

 

Présentation de l’auteur :

Initiée à l’expression radiophonique par Phonurgia Nova, membre d’Utopie Sonore et du GRER, Laure Bedin enseigne auprès des étudiants en Sciences de l’information et de la communication à l’université Bordeaux Montaigne : « Tenter d’entendre les images » (en écho aux théories de Daniel Deshays). Elle donne des cours d’analyse filmique et de culture audiovisuelle auprès d’étudiants en Bts audiovisuel à l’ESMI Bordeaux (Ecole supérieure des métiers de l’image). Elle intervient également pour la certification « Formation à la communication sonore et radiophonique » de l’université Bordeaux Montaigne autour de la création sonore.

 

Article :

Plaidoyer pour l’écoute

 

Cette chronique propose mes premières observions et réflexions sur les séances d’écoute collective de création sonore dans le but de poser les premiers ancrages nécessaires à une analyse plus approfondie. J’évolue dans l’univers de l’expression radiophonique depuis un peu plus d’un an. C’est donc à partir d’une expérience de terrain que je rédige ce texte. J’ai proposé cet article, convaincue que dans un futur l’expression radiophonique doit être enseignée et partagée avec le plus grand nombre. Pour le moment, les séances d’écoute sont des initiatives portées par les radios du service publique (ARTE France et Radio France) ou par des associations de passionnés et de militants héritiers, pour la plupart d’entre eux, des valeurs de l’éducation populaire.

 

 

Image et son

 

En tant qu’enseignante d’analyse filmique, l’importance du son dans les films m’a toujours particulièrement tenu à cœur. Le sujet est complexe et peu d’auteurs ont écrit sur ce thème, à l’exception de Michel Chion[1] et de Daniel Deshays[2], deux références incontournables. La problématique d’une écriture du son a commencé à s’imposer à moi lorsque j’ai envisagé de réaliser un film documentaire ayant pour sujet la musique. J’avais eu écho de l’existence du Créadoc[3] par des intervenants en image. Il s’agit du seul Master en France spécialisé dans l’écriture du documentaire de création et de la réalisation documentaire, avec une première année dédiée à l’écriture radiophonique. Malgré la qualité de cette formation, j’étais pour ma part à la recherche d’un enseignement de plus courte durée. C’est alors que des amis réalisateurs m’ont parlé d’ateliers qu’ils avaient suivis, dirigés par Félix Blum, Kaye Mortley et Mehdi Ahoudig. Ils m’ont conseillé à plusieurs reprises d’entrer en contact avec l’association Phonurgia Nova. En menant quelques recherches, je me suis rendue compte qu’il s’agissait du seul organisme à proposer une telle variété de formations dans ce domaine[4]. Puis j’ai eu la chance d’assister à la conférence de Daniel Deshays intitulée « Tenter d’entendre le cinéma » programmée dans le cadre du festival de cinéma documentaire Doc en Mai en partenariat avec l’Ecole des Beaux Arts de Bordeaux. Ce fut une révélation, une sorte de radicalisation sonore ! Je devais quitter pour un temps le monde de l’image, enfin celui du cinéma, pour me lancer dans le récit sonore ! Deux mois plus tard, je me retrouvais à Arles pour la trentième édition de l’Université d’été de la radio organisée par Phonuriga Nova.

 

Pour lire la suite, c’est ici !

 

Pour citer l’article :

BEDIN Laure, « L’écoute collective comme écoute d’avenir », in Sebastien Poulain (sous la direction de), « La radio du futur : du téléchromophotophonotétroscope aux postradiomorphoses », Cahiers d’histoire de la radiodiffusion, n°132, avril-juin 2017, https://radiodufutur.wordpress.com/2017/10/24/laure-bedin-lecoute-collective-comme-ecoute-davenir/

 

[1]             Michel Chion est auteur de plus de vingt-cinq ouvrages sur la musique et le cinéma : La musique au cinéma (1995), Le son (2004), L’Audio-vision (2005).

[2]             Daniel Deshays, auteur de l’essai Pour une écriture du son, Klincksieck, 2006, a fondé l’enseignement du son à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts (ENSBa).

[3]             UFR Sciences Humaines et Arts- Université de Poitiers.

[4]             En 2017 un guide du documentariste sonore a été réalisée avec le soutien du Syndicat national des auteurs et des compositeurs (Snac), à l’initiative de l’Addor. Ce dossier d’une soixantaine de pages est très complet. IL est possible de le télécharger au format pdf sur le site de l’Addor.

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