La Radio du Futur

David Christoffel : « Elargir l’énonciation pour ouvrir les frontières de la radiophonie »

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David Christoffel, « Elargir l’énonciation pour ouvrir les frontières de la radiophonie »

 

Présentation de l’interviewé :

David Christoffel s’intéresse aux diffluences de la pensée liées aux diffractions de la parole. Il est compositeur, poète et créateur radiophonique. Fondateur et directeur d’antenne de La Radio Parfaite du Printemps des Arts de Monte-Carlo, il est producteur pour Radio France et la Radio Télévision Suisse. Il est l’auteur d’Ouvrez la tête (ma thèse sur Satie) (MF-éditions 2017) et de nombreux ouvrages de poésie (Littéralicismes aux éditions de l’Attente et Argus du cannibalisme chez Publie.net), ainsi que des disques (comme la série Radio Toutlemonde). Membre des comités de rédaction des revues Multitudes et Espace(s), ses productions sont recensées sur le site http://www.dcdb.fr/

 

Interview :

Entretien réalisé par Sebastien Poulain avec David Christoffel par mail fin 2016-début 2017.

 

Sebastien Poulain : Cela fait plus d’un siècle qu’on attendait « La Radio Parfaite », pourquoi ne fait-elle son apparition que maintenant ?

David Christoffel : Il y a eu toute une période de l’histoire de la radio qui a consisté à définir les missions du média radio et ankyloser ses pratiques dans des problèmes de définition. Le point culminant, c’est peut-être le triptyque de 1972 « Informer, cultiver, distraire ». Depuis, il y a toujours des empêcheurs de perfection qui entendent dédier telle ou telle chaîne, quand ce ne sont même tels ou tels groupes de radios, à une seule de ces missions. Au lieu de s’en remettre à des notions d’objectif ou d’ADN (ce qui revient au même), une radio parfaite suppose une intégration complète des missions les unes dans les autres, un brassage constant des savoir-faire et des imaginaires. Et, vous avez raison, il ne fallait pas trop d’un siècle pour se libérer de la séparation ou de la hiérarchisation des missions et concevoir une radio qui entretient un rapport ouvert et décomplexé avec ses possibles, jusqu’à pouvoir porter l’envie de perfection dans son titre. C’est dans cet esprit à la fois d’exigence et d’aventure qu’est née la webradio officielle du Printemps des Arts de Monte-Carlo. Il est vrai que nous aurions pu l’appeler « Radio Monte-Carlo », mais c’était déjà pris.

 

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Pour citer l’interview :

CHRISTOFFEL David, « Elargir l’énonciation pour ouvrir les frontières de la radiophonie », entretien réalisé par Sebastien Poulain, in Sebastien Poulain (sous la direction de), « La radio du futur : du téléchromophotophonotétroscope aux postradiomorphoses », Cahiers d’histoire de la radiodiffusion, n°132, avril-juin 2017, https://radiodufutur.wordpress.com/2017/10/24/david-christoffel-elargir-lenonciation-pour-ouvrir-les-frontieres-de-la-radiophonie/

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