Sami ESCOFFIER : « Le rôle des médias audios dans la communication politique et publique, constats et prospectives »

Sami ESCOFFIER : « Le rôle des médias audios dans la communication politique et publique, constats et prospectives »

La radio a 100 ans en 2021, et malgré le poids des années et les nombreuses transformations qu’elle a connues, la radio tient bon. Aujourd’hui le CSA autorise environ 900 radios à émettre en FM à travers la France. C’est à travers le prisme de la communication politique que la radio – et plus globalement les médias audios – vont être observés à travers cet article. Tantôt outil de contestation, tantôt instrument politique, la radio a vécu de nombreux changements depuis sa création en France. Alors que 40 millions de Français écoutent quotidiennement la radio, cette dernière attire les plus grandes fortunes qui après une razzia sur la presse, cherchent à diversifier leurs investissements dans les médias. De leurs côtés, les radios ont conscience de leur impact et n’hésitent pas à faire de la politique un sujet central de leurs programmes tout en essayant de s’adapter aux nouveaux formats de médias audios qui déferlent. À l’heure de la transformation numérique, les podcasts – en plein boom aux États-Unis – commencent à s’imposer en France tandis que le DAB+ (la TNT de la radio) sont en train de se généraliser en France. L’opportunité d’une pluralité de formes de prises de parole pour la communication politique et publique, mais également la tentation d’une complaisance intellectuelle pour les auditeurs qui ont – plus que jamais – le choix dans ce qu’ils peuvent écouter. Dans ce texte, j’ai tenté de faire un état des lieux de l’impact politique sur la radio, et vice-versa de la radio dans la politique. J’essaie de comprendre ce qui rend la radio et les médias audios si attirants sur les thématiques politiques et je tente d’imaginer un rôle à ces formats dans la communication politique et publique.

I L’attrait des politiques pour la radio

Vue sous le prisme de la communication politique, la radio semble appuyer sa crédibilité (lire le baromètre sur la confiance des Français dans les médias de La Croix, Kantar et Onepoint) quant à l’importance de la voix dans le discours politique. Outre aux entraîneurs qui font du média coaching, les politiques font de plus en plus appel à des entraîneurs vocal pour avoir une meilleure maitrise de leurs voix. Les politiques ont pris conscience de l’utilité de la rhétorique et la multiplication des matinales politiques les obligent à assurer une intransigeance maximale dans leurs locutions. Apparues dans les années 60, les matinales sont à la radio ce que le “prime time” est à la télévision.

Ce qui lie les politiques à la radio est lié au fait que beaucoup de Français écoutent la radio. D’où le travail d’appropriation par les acteurs de la communication politique. La radio est simplement devenue incontournable dans la stratégie de communication d’un candidat politique. À travers l’analyse du temps de parole utilisé par les candidats de la dernière présidentielle, j’ai tenté d’observer les pratiques des candidats vis-à-vis des radios, je tente aussi d’expliquer la politisation progressive des matinales radios lors des dix dernières années.

A) 80 jours de temps de parole analysés

En m’appuyant sur l’étude du “Monde” portant sur la répartition du temps de parole des candidats à l’élection présidentielle, j’ai pu effectuer certaines observations sur les pratiques des politiques vis-à-vis de la radio. Du 1er février au 21 avril – fin du premier tour -, ce sont en tout 1 545 heures, 4 minutes et 29 secondes qui auront été consacrées aux onze candidats à l’élection présidentielle et à leurs soutiens sur les radios et télévisions. Quatre-vingts jours d’interventions sur 23 médias audiovisuels qui ont dû respecter des règles précises édictées par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

Observations sur la représentation de la radio :

En termes de proportionnalité d’abord, on remarque la très nette hégémonie de la télévision dans le cumul des heures de parole comptabilisées. En effet, les 13 chaînes de télévision utilisées cumulent 1090 heures de temps de parole quand les 10 chaînes de radio en cumulent un peu moins de la moitié, 447. Cependant, on remarque également que les chaînes d’informations BFMTV, CNews, LCI et France info (TV) font gonfler ces chiffres en cumulant 952 heures à elles quatre. Ainsi, en écartant les chaînes d’information et en ne conservant que les 9 chaînes généralistes (TF1, France 2, France 3, Canal +, France 5, M6, C8, France O et RMC Découverte), on arrive à un total de 138 heures ; 3 fois moins que le total des 10 radios généralistes de l’étude (447 heures réparties entre France Inter, France info, France Culture, France Musique, RTL, Europe 1, RMC, BFM Business, Radio Classique et Sud Radio).

Observations sur la stratégie média des candidats : En observant les apparitions du quatuor favori des sondages de l’époque Macron, Fillon, Mélenchon, Le Pen, on remarque qu’ils ont chacun opté pour une stratégie principalement portée vers la télévision avec une répartition quasi égale. Le futur gagnant des élections Macron cumule 186 heures à la télévision et 88 heures à la radio. C’est sur des radios qu’on pourrait qualifier de radios d’informations, voire de radios en continu qu’il a le plus parlé (13 h 40 sur France Info et 17 heures sur RMC).

Quant à la future finaliste Marine Le Pen, elle cumule 187 heures de télévision et 62 heures de radio. C’est aussi sur les radios d’information qu’elle apparaitra le plus souvent ( 10 h 15 sur France info et 17 h 12 sur RMC)

Pour François Fillon c’est presque similaire : il cumule 185 heures de télévision contre 74 à la radio. Pour le candidat de droite FranceInfo et RMC constituaient un important pan de sa stratégie radio.

Enfin, Mélenchon, avec 133 heures de télévision et un peu plus de 45 heures à la radio a été aussi présent que ses homologues sur les radios d’information.

Avec ces données et en étalant chronologiquement toutes ces interventions médiatiques, on observe que la radio intervient comme un média relai, un média écho et peut-être un média d’approfondissement aux chaînes télé d’information. En observant sur le graphique ci-dessous la semaine du 20 au 26 février 2017 (son pic médiatique), Emmanuel Macron apparait pendant plus de 26 heures sur les chaînes d’informations et plus de 9 heure 45 à la radio. Là où les chaînes d’information délivrent l’information, les radios semblent intervenir comme des médias d’analyse et d’approfondissement (voir de débat) des mêmes informations.



En observant la répartition du temps de parole par médias, on constate que la radio est un des médias les plus inégalitaires. En effet, depuis 2017, l’égalité n’est plus appliquée sur les quatre semaines depuis la publication de la liste des candidats jusqu’au premier tour comme précédemment, mais uniquement sur les deux dernières semaines avant le scrutin. Ainsi, lors des deux premières semaines, c’est le principe d’équité qui est appliqué, un genre de proportionnelle du temps de parole. Ce dernier est déterminé par la représentativité du candidat, de son parti dans les élections récentes et par sa contribution au débat public (réforme de “modernisation de l’élection présidentielle” votée en avril 2016). Ainsi, du côté des radios publiques, on constate que France Info fait intervenir Macron près d’une heure quand elle convie Jacques Cheminade un peu moins de 45 minutes. Plus frappant, France Info fait état d’un écart de 146,45% sur le temps de parole accordé entre Jean-Luc Mélenchon (2 h 18) et Jean Lassalle (56 minutes). Du côté des radios privées, RTL hérite du bonnet d’âne avec un écart maximal de 82,89% entre François Fillon (28 minutes) et Jean Lassalle (15m41).
 
B) Les radios se politisent, les politiques se radio-isent
Avec pour point d’orgue le boom des réseaux sociaux et des chaînes d’information continue, l’ère du “tout politique” s’empare de la radio. Ainsi, en suivant l’évolution depuis 2007 des personnalités invitées lors des matinales de radios, on observe une grosse part d’invités politiques et assimilés.
D’abord, les émissions matinales, très suivies par les automobilistes notamment et qui représentent le “prime time” de la radio, accueillent de plus en plus de politiques. Sur RMC c’est “Apolline Matin”, sur France Inter “l’invité du 5/7”, sur Sud Radio “ l’invité politique “ sur France Bleu également on a “ l’invité politique “ même Radio Classique reçoit son “invité politique”. Si on prend les invités du 8 avril on retrouve ainsi Philippe Juvin à Sud Radio, Anne Hidalgo chez RTL, Elisabeth Moreno chez France Inter et Jean Rottner à RMC. Les politiques sont friands des matinales et les matinales sont friandes des politiques. En accueillant des politiques dans ses matinales, la radio habituellement média de réaction peut se muer en véritable lanceur de tendance et de sujet. De son côté, le politique peut utiliser la matinale radio comme tremplin pour faire connaître une annonce forte au plus grand nombre. Cependant, la part des invités politiques dans les matinales n’est pas majoritaire et varie selon les radios. Chez RMC, les invités politiques représentent en moyenne 46,4% des invités alors que France Culture n’invite que 12,3% d’invités politiques. Cette représentation du politique demeure toute relative. En effet, si on regarde (voir le graphique ci-dessous) la part des invités dits “ non politiques” dans les matinales radios, on retrouve des invités souvent en prise directe avec le champ politique ; Jean-Claude Mailly, secrétaire général du syndicat Force Ouvrière domine ce classement. Son homologue François Chérèque, secrétaire général de la CFDT jusqu’en 2012 le talonne et Laurence Parisot présidente du Medef jusqu’en 2013 complète le podium. On remarquera la présence importante des dirigeants syndicaux, de politistes et d’économistes dans ce classement. Ainsi, le “tout politique” encore plus palpable.




Encore une fois, on remarque un déficit de la pluralité. Pendant le quinquennat de Sarkozy 2007-2012, on constate que le parti majoritaire à l’assemblée est celui qui est le plus représenté (31,7% des apparitions sur les radios publiques et 43,4% sur les radios privées). Il est tout de même bon de rappeler que la part cumulée des invités de l’opposition demeure majoritaire (68,3% sur les radios publiques et 56,6% sur les radios privées).
On ressent également l’effet “buzz” recherché par les radios quand on se focalise sur les personnalités invitées. Quand les radios invitent le Front National (le nom du Rassemblement National à l’époque), c’est surtout à Marine Le Pen et à Florian Philippot qu’elles faisaient appel ; à eux deux ils totalisent la moitié des invitations du FN. Au MoDem et au Front de gauche, on remarque le même effet de personnalisation des partis avec Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou qui concentrent respectivement 78% et 70% des invitations de leurs partis.
Mais est-ce que les candidats les plus invités sont les plus susceptibles d’être élu ? Concernant la radio on pourrait penser qu’un plus grand nombre d’apparitions multiplierait la possibilité de diffusion des idées et une possible augmentation de l’électorat.
Justement, en observant le top 20 des personnalités les plus invitées dans les matinales radios au moment de la saison 2016/2017, année d’élection présidentielle, on remarque plusieurs choses (voir classement ci-dessous).




D’abord, le futur gagnant des présidentielles, Emmanuel Macron, figure à la 10ᵉ place avec 19 invitations. Benoît Hamon qui terminera la présidentielle avec 6,35% est lui le premier du classement avec 33 invitations. Ainsi, il est difficile de faire corréler le nombre d’invitations au score obtenu lors des présidentielles sauf pour le Front National qui était parvenu à placer deux de ses représentants : Florian Philippot 2ᵉ avec 32 invitations et Marine Le Pen 4ᵉ avec 22 invitations et qui terminera perdante du second tour des présidentielles après un score de 21,30 % au premier tour. Autres faits constatés : le bipartisme est la norme pour la plupart des radios. Ainsi, du 5 septembre au 23 décembre 2016, les invités Les Républicains et Parti Socialiste représentaient à eux deux 81% des invités. Une bipolarisation en mode “UMPS” qui n’est pas nouvelle, car en 2006, le même constat était dressé : du 4 septembre au 30 novembre 2006, les invités de l’UMP et du PS représentaient 80%. Un autre problème, systémique celui-ci, est notable : c’est l’omniprésence masculine. En regardant le graphique ci-dessous, on observe que lors des élections de 2017, seuls 13,6% des invités des matinales politiques étaient des femmes pourtant de plus en plus présentes au sein des partis.





Les radios savent qu’elles ont besoin d’invités politiques pour les faire vivre. Ceux-ci profitent souvent du temps d’antenne octroyé pour communiquer et donner de l’écho à leurs idées. Lors des matinales, les politiques savent qu’ils bénéficient d’une “fenêtre de tir” qui peut leur permettre de faire du bruit grâce à une déclaration reprise sur d’autres médias. Mais pour les prochaines élections, les radios ont un travail démocratique à opérer. Elles doivent assurer une pluralité plus importante au moment d’inviter des personnalités politiques. Une remise en question doit également avoir lieu sur la question de la parité des invités politiques, pour l’instant les femmes sont trop peu à être invitées comme en témoigne le graphique ci-dessous.
 
II L’attrait des politiques pour l’audio
Les radios ne doivent pas se reposer sur la réussite qui la caractérise depuis une trentaine d’années, mais tenter de se renouveler. Éditorialement, structurellement, mais aussi technologiquement en tentant d’approcher de nouvelles manières de faire de la radio. Internet bouleverse le mode d’écoute des auditeurs et amène de nouvelles formes d’écoute.
Pendant que la radio tente de se renouveler, de nouveaux médias audios font leur apparition. Le podcast, mot-valise crée à partir d’iPod et de broadcast, est né en 2001. D’abord boudé par les internautes, le format traverse le temps. En 2005, Apple s’approprie le podcast et va le démocratiser en fournissant des logiciels de création de podcasts, en les éditant et en fournissant des tutoriels de création de podcasts. Cette même année, Georges Bush devient le premier président à donner son intervention hebdomadaire sous la forme d’un podcast. Avec l’arrivée des smartphones, les podcasts deviennent ensuite accessibles n’importe où. en 2015 la presse s’empare du format et des “pure players” se lancent également. Jusque-là très américain, le podcast s’exporte difficilement en Europe et notamment en France où Les Échos lancera le premier son podcast “Tech off” en février 2018. Désormais, tous les services de streaming musical ont leur branche dédiée aux podcasts et le format séduit de plus en plus de personnes.
Les podcasts ont commencé à investir la communication politique et publique. Ils permettent aux collectivités de communiquer différemment auprès de leurs habitants. Pour les candidats, le podcast peut constituer un format à ne pas négliger. À travers des podcasts directement crées par les partis/candidats ou à travers des chaînes de podcasts existantes et ayant assis leur crédibilité. Plus intime et plus engageant du fait de sa nouveauté, le podcast peut devenir un véritable parti pris des candidats en quête d’une nouvelle image.
 
A) Dans la communication publique
De plus en plus de collectivités ont pris le virage du podcast pour leur communication. La commune d’Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine en fait partie. C’est d’abord pour communiquer sur un projet d’urbanisme auprès des citoyens que la série “Métamorphose” a été créée. Le service de communication de la ville remarquait que le temps de visionnage des vidéos de retransmissions des conférences étaient rarement vues jusqu’au bout, elle a donc décidé de mettre en place un podcast. Outre de mettre en avant les questions d’urbanismes de la ville, la mise en place de ce podcast a permis à Issy-les-Moulineaux d’utiliser ces podcasts comme outils d’apprentissages pour les habitants de la ville et surtout d’intéresser d’autres publics. La ville a ensuite récidivé en créant un podcast destiné à accompagner une exposition du musée municipal de la ville.
Le podcast est déclinable pour accompagner d’autres projets de politiques publiques. Le tourisme n’est pas en reste : à l’heure du slow tourisme, le parc naturel régional du Haut-Jura propose une série de podcasts destinée à faire découvrir les sons de la nature avec “Les paysages sonores”. L’office de tourisme du Tarn a lancé une série de podcasts en collaboration avec l’influenceur Alex Vizéo.
Le podcast permet également de valoriser les habitants d’une collectivité sans l’effet intrusif de la vidéo. Pendant le premier confinement, la ville de Pantin a initié son podcast “Faire face” pour recueillir et faire entendre le témoignage des habitants mobilisés face à la crise sanitaire. Sophie Grimm est directrice de la communication de la ville de Pantin et pour elle l’idée est de donner la parole à ceux qui animent la ville et la font évoluer. Pas sous la forme de verbatims comme nous le faisons déjà dans la presse municipale, mais sur un mode vivant et sur un temps suffisamment long pour que la parole s’exprime dans toute sa richesse et toute sa singularité ». Ces témoignages ont même donné lieu à une exposition photo. À Nantes aussi on donne la parole aux habitants à travers le podcast “les Minutes apprenantes” qui met en lumière les femmes et hommes qui font et agissent sur le territoire Nantais. Celui-ci connait un véritable succès avec 5 000 à 6 000 écoutes par épisode.
Dans un autre registre, le podcast est un excellent format pour la valorisation des équipes internes des collectivités. Avec “95 décibels”, le département du Val-d’Oise va à la rencontre des différents métiers et agents du département. D’un côté, les agents sont valorisés, et de l’autre, les habitants prennent conscience des l’organisation quotidienne du département grâce à la vulgarisation effectuée dans le podcast.
Le podcast peut permettre aux institutions de s’inscrire dans un registre de l’ordre du narratif et de l’intime auprès des habitants. Bien que l’image restera reine, le podcast peut profiter de cette boulimie visuelle qui est imposée au quotidien pour toucher plus durablement et différemment les habitants sur différents sujets de politique publique. Les collaborations entre les collectivités et les agences spécialisées dans les productions audios vont prendre de plus en plus d’ampleur, car le besoin de transparence de la part des Français se fait de plus en plus ressentir et le podcast semble être un média de fond facile d’accès. Il s’agit pour les collectivités de se saisir de cette opportunité pour toucher de nouveaux publics à condition de casser les codes avec lesquels ils ont l’habitude de fonctionner et de s’approprier un art de raconter des histoires pour parler autrement des politiques publiques. Mais attention, il ne s’agit pas d’en faire un fourre-tout d’actualités ou de se perdre dans des complexifications liées aux exigences de certains services. De plus, se tourner vers les podcasts démontre une démarche à l’écoute des tendances pour les collectivités qui sautent le pas.
 
B) Dans la communication politique
Jean-Luc Mélenchon et ses hologrammes et Jean Castex qui passe sur Twitch ne pourront pas dire le contraire, les politiques et leurs conseillers explorent de nouveaux moyens de communiquer. Pour les podcasts, les politiques sont un peu plus prudents. Historiquement, c’est EELV qui semble être le précurseur dans cette voie/voix. Dès 2010, le parti écologiste s’est lancé dans le Podcasting. Semblablement trop tôt avant la vague podcast, EELV a depuis fermé sa chaîne. Les principaux autres partis ont quant à eux leurs chaînes de podcast audio. Le Rassemblement National a expérimenté le format fin 2020 jusqu’en février, date du dernier épisode. La France Insoumise est très active avec plus de 140 numéros de sa “revue de la semaine” animée par Jean-Luc Mélenchon. Les Républicains ne semblent pas avoir sauté le pas quand le Parti Socialiste a lancé plusieurs séries de podcast dont la dernière en date “#RDV2022” qui de février à juillet aborde six sujets sociétaux. Concernant les formats, ils sont aussi différents que les partis. Quand le Rassemblement National mise sur des interviews des personnalités du parti, La France Insoumise fait décrypter l’actualité à son président Jean-Luc Mélenchon. Pour le parti socialiste, le podcast est un outil adapté à un seul et unique projet.
Outre les podcasts des partis, on observe également des podcasts politiques. RTL avec “on refait le monde” et “on n’est pas forcément d’accord” mise sur le débat et l’opinion. France Culture avec “politique !” décrypte l’actualité politique chaque samedi. Des podcasteurs indépendants font aussi leur apparition. C’est le cas de “ Restons polis “ édité par le Studio Dilettante ou La République Inaltérable d’Alexis Poulin. Benoît Hamon, qui n’est pour l’instant pas candidat aux prochaines présidentielles, produit même son podcast “Et si…” avec Camille Maestracci.
 
Comment les médias audios peuvent impacter la communication politique et publique, prospectives :
Le monde des médias audio est en pleine mue. Les radios opèrent une véritable mue afin de s’adapter aux changements des habitudes de consommation des auditeurs. Tant sur la ligne éditoriale, que sur la forme de diffusion de ses contenus, en passant par les sources de financement, la radio résiste. Parallèlement de nouveaux médias audios alternatifs font leur apparition. Le format podcast séduit de plus en plus de Français et le marché poursuit sa croissance. Pour la communication politique, c’est également un bouleversement. Habitués à utiliser la radio dite traditionnelle, les politiques doivent désormais se préparer à être filmés dans les studios. Les matinales deviennent des moments de “départs de buzzs” où chaque phrase peut rapidement être amplifiée sur les réseaux. Voici des propositions qui permettraient de pérenniser la radio, d’envisager un futur aux médias audios émergents et d’offrir des opportunités à la communication politique et publique :
1.       Profiter de l’avènement des enceintes connectées. Aujourd’hui plus de 3 millions de personnes ont au moins une enceinte connectée, autant d’appareils avec lesquels il est possible de toucher les publics avec la voix et le son.
2.       Concurrencer le CSA et imposer des modèles plus démocratiquement viables. La part de femmes invitées dans les radios est encore trop inférieure actuellement. De plus, la pluralité politique est menacée. Malgré les avertissements du CSA, les politiques doivent s’emparer de cette problématique s’ils veulent encore être présents de manière démocratique sur les ondes. De plus, le podcast, qui n’est pas comptabilisé dans le temps de parole, pourrait être une opportunité de contourner le CSA en diversifiant ses moyens d’accéder à un nouvel électorat sans limite de temps en temps d’élections.
3.       Profiter du DAB+ pour investir durablement le marché de la radio. La multiplication des chaînes va permettre à chacun de trouver des contenus audios adaptés à sa demande et à son profil. Les nouvelles chaînes de radios, plus proches géographiquement, devront apporter une valeur ajoutée en jouant sur la possibilité de donner la parole de manière plus locale. Les communicants souhaitant s’appuyer sur ces nouvelles radios devront être prêts à collaborer avec un plus grand nombre de radios et potentiellement de toucher des publics différents, une opportunité à saisir.
4.       Créer une La Chaîne Parlementaire (LCP) à la radio ou en podcast. LCP est devenue la chaîne de référence sur les thématiques “ parlementaire et citoyenne “, la chaîne publique doit pouvoir assurer un même rôle sous forme audio. La création d’une telle chaîne pourrait se réaliser à travers le DAB+ qui proposera de nombreuses fréquences, mais aussi à travers des podcasts pour assurer sa mission de service public d’information et de formation des citoyens à la vie publique.
5.       Innover dans sa manière d’utiliser la voix et le son pour communiquer. Dans le format autant que dans les formes de financements, il y a encore de nouvelles expérimentations à mener pour les communicants politiques et publics. La plateforme “Spectre” entre dans ces nouveaux médias audios : la plateforme basée sur du financement participatif propose des podcasts “critiques” issus de médias indépendants (Acrimed, Attac, Basta, Contretemps, les Économistes atterrés, Frustration, Hors-Série, Université ouverte…).
6.       Profiter de la généralisation du smartphone en France. Pour la première fois en France, les détenteurs de smartphone sont plus nombreux que les détenteurs d’ordinateurs, 77% des Français ont un smartphone. Désormais adoptés par toutes les générations de tous milieux sociaux grâce à une multitude d’offres, chaque smartphone doit être considéré comme un potentiel transistor en puissance pour les médias audios. Certains publics jusque-là isolés géographiquement ou sous équipés auront donc potentiellement accès aux médias audios, il est donc nécessaire d’adapter les programmes à ces nouveaux publics capables d’expérimenter ces nouvelles formes d’accès à l’information. Les médias audios doivent être désacralisés et être accessibles au plus grand nombre…
 
 
Bibliographie :
 
Sites :
 
Chronologie – Un siècle de radio
Ancien monopole de la radio d’État (fr)
https://www.franceculture.fr/emissions/le-choix-de-la-redaction-13-14/30-ans-apres-la-liberali sation-des-ondes-francaises-que
110 propositions pour la France
Présidentielle 2017 : visualisez 80 jours de temps de parole
L’année Radio 2020 : Bilan et perspectives du média radio
Pourquoi fait-on autant confiance à la radio ?
https://www.acrimed.org/Le-barometre-Confiance-dans-les-medias-ou-l-arroseur-arrose?rec herche=radio
Enquête Présidentielle 2017 : les sondages ont vu plutôt juste Contrairement à ce qu’une partie des
https://www.acrimed.org/Les-radios-sont-unanimes-vive-le-bipartisme?recherche=radio
En dix ans, les matinales radio se sont politisées
Protéger le pluralisme politique
DAB+ : « un danger en plus pour les radios associatives » selon la CNRA
Quelle stratégie sur le web pour les radios généralistes ?
Les enjeux de la radio digital native | la revue des médias
Près d’un Français sur 10 est adepte des « podcasts natifs »
Le podcast s’impose dans la boîte à outils des communicants | Cap’Com
Podcast : pourquoi la communication publique doit s’y intéresser | Cap’Com
 
Articles universitaires et ouvrages :
La radio ? Mais c’est le diable !, Collectif 1979.
Les radios libres, Collectif radios populaires, Petite collection Maspero, 1978
 Radio Alice, Radio libre, Collectif A/traverso, Laboratoire de sociologie de la connaissance. Jean-Pierre Delarge, 1977.
Libres antennes, écrans sauvages, Autrement, N°17, 1979.
Au cœur des radios libres, Jean Benetière & Jacques Soncin, L’Harmattan, 1989 (ISBN 978-2-7384-0424-4)
La bataille des radios libres, 1977-1981, Thierry Lefebvre, Nouveau Monde, 2008 (ISBN 978-2-84736-318-0)
LA RADIO : UN MÉDIA DÉMOCRATIQUE ? UNE MISE EN PERSPECTIVE FRANÇAISE ET INTERNATIONALE – Jean-Jacques CHEVAL
L’autorité de la voix dans le discours politique – Dominique Fessaguet – Topique 2015/4 (n° 133)
Résultats de l’édition 2021 du baromètre La Croix / Kantar Public – onepoint
2021 Podcast Stats & Facts (New Research From Apr 2021) –
Reuters Institute Digital News Report 2020 –
YEARBOOK 2019/2020 KEY TRENDS
Baromètre du numérique – Enquête sur la diffusion des technologies de l’information et de la communication dans la société
https://www.mediametrie.fr/fr/32-millions-dutilisateurs-denceintes-commande-vocale

RCF : « L’évolution de la radio depuis 100 » ans

A l’occasion de la « fête de la radio », l’équipe de RCF Hauts de France a invité Sebastien Poulain.

L’émission « M Comme « Midi » » était animée par Quentin Pourbaix :

Les autres invités étaient :

Nicolas Kaciaf (Sciences Po Lille) :

Jean-Pierre Mortagne (ancien grand reporter Fréquence Nord et France Bleu Nord) :

Jean-Marc Printz (expert media radio, fondateur de http://100ansderadio.free.fr/) :

L’émission était intitulée « L’évolution de la radio depuis 100 ans » et diffusée entre 11h30 et 12h30 le 31 mai 2021 en direct du beffroi de Lille :

On peut l’écouter ici : https://rcf.fr/actualite/actualite-locale/l-evolution-de-la-radio-depuis-100-ans

Pour la « fête de la radio », RCF Hauts de France –globalement le réseau RCF – avait prévu un programme pour toute la semaine. Différents aspects historiques, actuels et futurs de la radio ont été abordés :

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Voici des messages envoyés sur les réseaux sociaux à cette occasion :

Référence :

Avec Nicolas Kaciaf (Sciences Po Lille), Jean-Pierre Mortagne (ancien grand reporter Fréquence Nord et France Bleu Nord) et Jean-Marc Printz (expert media radio), « L’évolution de la radio depuis 100 ans », dans « M Comme « Midi » », émission animée par Quentin Pourbaix, RCF (Radio chrétienne francophone) Hauts de France, 11h30-12h30, 31/05/2021, https://rcf.fr/actualite/actualite-locale/l-evolution-de-la-radio-depuis-100-ans

France Bleu : La radio de demain

France Bleu : La radio de demain

A l’occasion de la « fête de la radio », l’équipe de l’émission « C’est déjà demain », diffusée de 15 à 16h sur France Bleu, a invité Sebastien Poulain.


Cette émission, qui porte sur les tendances sociales contemporaines, est animée par Églantine Éméyé :

L’équipe d’Églantine Éméyé a pris contact suite à la lecture d’une interview faite avec Frédéric Brulhatour : « La radio de demain s’invente aujourd’hui », LaLettre.pro, lundi 14 mai 2018, https://www.lalettre.pro/La-radio-de-demain-s-invente-aujourd-hui_a16251.html et https://fr2.slideshare.net/SebastienPoulain/la-radio-de-demain-itw-lalettrepro-pour-internet-241865767.

Cet interview faisait lui-même suite à la publication de : « La radio du futur : du téléchromophotophonotétroscope aux postradiomorphoses », Cahiers d’histoire de la radiodiffusion, n°132, avril-juin 2017, https://radiodufutur.wordpress.com/2017/10/25/presentation-la-radio-du-futur-du-telechromophotophonotetroscope-aux-postradiomorphoses-sous-la-direction-de-sebastien-poulain/ et http://cohira.fr/cahier-n-132-avril-juin-2017/

D’où le titre de l’émission en direct qui a été réalisée en direct le 2 juin 2021 : « La radio de demain s’invente aujourd’hui ».

On peut l’écouter en podcast ici : https://www.francebleu.fr/emissions/c-est-deja-demain/la-radio-de-demain-s-invente-aujourd-hui

Voici la présentation de l’émission sur le site internet de la radio :

Replay du mercredi 2 juin 2021

La radio de demain s’invente aujourd’hui

Écouter (57min)

C’est déjà demain

Du lundi au vendredi de 15h à 16h Par Églantine Éméyé

France Bleu

Mercredi 2 juin 2021 à 15:00 – Mis à jour le mercredi 2 juin 2021 à 16:12

La radio fête ses 100 ans. Cette vieille dame n’a cessé d’évoluer et de se renouveler pour vivre avec son temps. À quoi ressemblera la radio de demain ?

Les postes de radio ont, eux aussi, beaucoup évolué © Getty

Cela fait 100 ans que nous avons pris l’habitude d’allumer un poste de radio. Chaque jour, nous sommes encore des millions à utiliser ce média pour écouter les informations, de la musique ou encore des émissions. 

La radio, quand on l’aime, on lui est très fidèle. Pourtant, elle a beaucoup évolué depuis sa création. Elle s’écoute maintenant en différé, en podcast et surtout partout.

À quoi ressemblera-t-elle dans quelques années ? Qu’allons-nous écouter demain et comment ?

Pour en parler : Dr Sébastien Poulain, chercheur en sciences de l’information et de la communication à l’Université Bordeaux Montaigne.

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Églantine Éméyé

Voici un tweet réalisé à cette occasion :

Voici des photos prises à l’occasion dans l’ordre où elles ont été prises :

Le lendemain de l’émission, Églantine Éméyé a invité Christian Spitz c’est-à-dire « le Doc » de Fun Radio dans une émission intitulée « Le Doc, une figure de la radio ». Difficile de ne pas avoir entendu parlé de lui dans les années 1990.

On peut écouter l’émission ici : https://www.francebleu.fr/emissions/c-est-deja-demain/le-doc-une-figure-de-la-radio

Il animait « Love in Fun » avec Difool. Ce dernier est aujourd’hui à Skyrock dans « Le Morning de Difool » et  « Radio Libre ». Et il est aussi venu à France Bleu la même semaine (le 31 mai 2021) dans le « 5 sur 5 » de France Bleu Paris animé par Déborah Grunwald qui a collaboré avec lui par le passé.

On peut écouter son interview ici : https://www.francebleu.fr/emissions/le-5-sur-5-de-france-bleu-paris/107-1/difool-animateur-et-directeur-artistique-de-syrock

Référence :

« La radio de demain s’invente aujourd’hui », « C’est déjà demain », émission animée par Églantine Éméyé, France Bleu, 15-16h, 2/06/2021, https://www.francebleu.fr/emissions/c-est-deja-demain/la-radio-de-demain-s-invente-aujourd-hui et https://fr.slideshare.net/SebastienPoulain/france-bleu-la-radio-de-demain

France Culture : « Radio : les 100 ans d’un vieux poste »

France Culture : « Radio : les 100 ans d’un vieux poste »





A l’occasion de la « fête de la radio », l’équipe de l’émission économique de France Culture « Entendez-vous l’éco » a souhaité réaliser une émission sur l’histoire et l’économie de la radio intitulée « Radio : les 100 ans d’un vieux poste ».

« Entendez-vous l’éco » est animée par Tiphaine de Rocquigny :

Cette émission connaît un succès d’audience malgré son heure de diffusion :

Chiffres d’avril 2019 : https://twitter.com/tiphainederock/status/1119177258768506880?lang=ca

D’où un article dans Alternatives Economiques (partenaire de l’émission) en juin 2021 :

Référence : NAHAPÉTIAN Naïri, « Tiphaine de Rocquigny : l’économie au quotidien », Alternatives Economiques, n°413 29/05/2021, https://www.alternatives-economiques.fr/tiphaine-de-rocquigny-leconomie-quotidien/00099127

Les invités de l’émission étaient :

  • Hervé Godechot (journaliste et conseiller du CSA):

Charlotte Pudlowski (journaliste et cofondatrice du studio de production de podcasts narratifs Louie Media) :




Et Sebastien Poulain ici à l’accueil de Radio France :



Ci-dessous deux photos prises dans le studio. On ne pouvait être que trois personnes à la fois compte-tenu des conditions sanitaires liées à la crise du SARS-CoV-2. Charlotte Pudlowski était absente du studio car elle avait été contactée en dernière par Marguerite Catton (productrice déléguée juste ci-dessous) !

Sur la première photo, on voit Tiphaine de Rocquigny :

Sur celle-ci-dessous, on voit l’équipe de réalisation :

Voici la présentation sur le site internet de France Culture :

LE 31/05/2021

Radio : les 100 ans d’un vieux poste

Réécouter Radio : les 100 ans d’un vieux posteÉCOUTER (58 MIN)

À retrouver dans l’émission

ENTENDEZ-VOUS L’ÉCO ? par Tiphaine de Rocquigny

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CONTACTER L’ÉMISSION

La « Fête de la radio » célèbre cette semaine le centenaire de la diffusion des premières émissions radiophoniques depuis la Tour Eiffel. C’est l’occasion de faire un point sur un média apprécié des Français qui a vu ses usages bouleversés par la révolution numérique.

A partir du 24 décembre 1921, les émissions du poste d’Etat de la Tour Eiffel (FL) permettent aux sans-filistes de capter les premiers programmes radiodiffusés réguliers.• Crédits : Keystone-France – Getty

La première édition de la « Fête de la radio », initiée par le CSA, fête cette semaine le centenaire de la diffusion des premières émissions radiophoniques depuis la Tour Eiffel et les 40 ans de la libération de la bande FM et du déploiement actuel de la radio numérique terrestre (DAB ) en France.

Il y a deux types de baisses d’audience : d’abord, une baisse conjoncturelle liée à la crise sanitaire qui a fait que les gens n’écoutaient plus la radio en mobilité pour aller au travail, ce qui occupe une part d’audience assez importante. Il y a aussi une baisse plus lente, et plus caractérisée sur les radios musicales. […] En réalité, l’ensemble des médias traditionnels se voient grignoter leur audience, tout simplement parce qu’il y a de plus en plus de médias qu’avant, particulièrement avec le numérique. – Hervé Godechot

Les audiences radiophoniques sont en baisse, mais la tendance est légère et elle concerne surtout la jeunesse. Les pratiques d’écoute de la nouvelle génération sont d’ailleurs proches de leurs pratiques de divertissement : ils écoutent une voix, une émission, plutôt qu’un flux ou une chaîne. Ces nouveaux usages privilégient le podcast et forcent le média radio à s’adapter dans sa forme.

Le podcast est une des rares industries aujourd’hui en France qui ne bénéfice d’aucune aide : on n’est ni dans le cadre du documentaire, ni dans celui de la fiction, ni dans l’aide de la presse traditionnelle ou de la presse en ligne. – Charlotte Pudlowski

La radio publique est un modèle économique à part. La publicité fait partie de la confiance dans la radio publique : s’il y avait trop de publicité, il y aurait des scandales chez les auditeurs. […] Il y a aussi un peu de publicité via les applications ou les podcasts. – Sébastien Poulain

Le modèle économique de la radio survivra-t-il à ces nouveaux usages ? La production radiophonique coûte cher et le retour sur investissement est presque nul, d’où le modèle de départ des radios publiques. Dans les années 1980, la disparition de l’ORTF ouvre la voie au développement des radios libres et plonge l’audiovisuel public dans le bain de la concurrence. Pour gagner de l’argent, les radios privées réinventent le modèle économique du média radio et on observe aujourd’hui que la tendance générale est à la convergence entre télévision et radio.

Comment le modèle économique de la radio a-t-il évolué ? Survivra-t-il à la baisse des audiences ? Pour en parler, nous avons fait appel à Sébastien Poulain, chercheur en information-communication, Hervé Godechot, journaliste et membre du CSA et Charlotte Pudlowski, journaliste et cofondatrice du studio de production de podcasts narratifs Louie Media.

À RÉÉCOUTER

Réécouter Vive la radio !28 MIN

LES PIEDS SUR TERRE

Vive la radio !

Références sonores

Références musicales

  • « Radio Gaga » – Queen
  • « Englishman / African in New York » – Sting & Shirazee

INTERVENANTS

Journaliste et membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA)

Journaliste et cofondatrice du studio de production de podcasts narratifs Louie Media

Chercheur en information-communication

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L’ÉQUIPE

Production

Tiphaine de Rocquigny

Production déléguée

Marguerite Catton

Réalisation

Anne DepelchinPhilippe Baudouin

Avec la collaboration de

Aliette HovineMathilde Thon-FourcadeMargaux Boulte

Référence : Hervé Godechot (journaliste et conseiller du CSA), Sebastien Poulain et Charlotte Pudlowski (journaliste et cofondatrice du studio de production de podcasts narratifs Louie Media), « Radio : les 100 ans d’un vieux poste », « Entendez-vous l’éco », émission animée par Tiphaine de Rocquigny, France Culture, 14-15h, 31/05/2021, https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/entendez-vous-leco-emission-du-lundi-31-mai-2021 et https://www.slideshare.net/SebastienPoulain/france-culture-radio-les-100-ans-dun-vieux-poste-249654970