Dr Anne-Marie Bernon-Gerth est décédée

Dr Anne-Marie Bernon-Gerth est décédée

C’est avec une très grande tristesse que nous apprenons par sa fille Aurélie le décès Dr Anne-Marie Bernon-Gerth samedi 19 septembre 2020 à Saint Flour à l’âge de 77 ans suite à un cancer qui a duré plusieurs années.

Les obsèques auront lieu le jeudi 24 septembre 2020 à 14h30 en l’église de Saint Chély D’Apcher dans le département de la Lozère. Voici plus d’information via Le Midi Libre.

J’ai connu Anne-Marie via des conférences du GRER et ses multiples adhésions (J’étais alors trésorier du GRER.). Et nous nous sommes liés d’amitié. Nous étions heureux de nous retrouver lors de divers événements liés à la radio. Elle était particulièrement gentille, généreuse et bienveillante. Une personne de confiance. Ma grand-mère radiophonique en quelque sorte. C’était difficile de demander chaque fois comment elle allait. Elle résistait, il y avait des hauts et des bas. Mais elle n’allait pas vers du mieux. Elle manquait de plus en plus d’énergie. Dès qu’elle en avait, elle venait à des événements radiophoniques à Paris où elle avait un logement dans le 3ème arrondissement après avoir habité à côté Radio France.

Lorsque nous nous sommes vus pour la dernière fois le 8 juin 2019, elle m’avait annoncé des changements importants dans la nouvelle grille de rentrée de France Culture. Notamment l’arrêt de l’émission d’histoire d’Emmanuel Laurentin « La Fabrique de l’histoire » (1999-2019). Il devait commencer une nouvelle émission de débat. J’avais été un peu surpris. Beaucoup même car c’était le pilier historique du pôle histoire de la radio. Je l’avais d’ailleurs interviewé sur son émission dans le cadre d’un numéro des Cahiers d’histoire de la radiodiffusion (une revue que lisait Anne-Marie et qui a malheureusement disparu malgré) sur la « radio du futur » (voici une présentation du numéro) et notamment sur sa façon de renouveler les sujets de son émission. Voici l’interview. J’avais demandé à Anne-Marie de participer à ce numéro sur la « radio du futur » en synthétisant un rapport de la BBC sur l’avenir de la radio, mais elle manquait de force et énergie.

Anne-Marie avait raison sur le changement de grille. J’ai pu constater à la rentrée que la nouvelle émission d’Emmanuel Laurentin s’appelait « Le Temps des débats » à 18h. Il faut dire qu’Anne-Marie avait gardé des liens avec certains personnels de cette radio. Car Anne-Marie y a travaillé de 1969 à 1978. Elle y était auteur-producteur d’émissions. En 1971, elle cofonde avec l’écrivain Claude Mettra (1922–2005) la série d’émissions « Les Chemins de la Connaissance » (entre 8h et 9h). C’est une émission particulièrement connue et importante au sein de France Culture. Elle a changé de format en 2007 en se spécialisant sur la philosophie. Elle est devenue « Les nouveaux chemins de la connaissance » (Raphaël Enthoven, 2007-2011 ; Adèle Van Reeth, 2011-2017), puis « Les Chemins de la philosophie » (Adèle Van Reeth, 2017-aujourd’hui) depuis 2017 (10h-11h). C’est l’une des émissions les plus podcastées aujourd’hui. Voici une présentation par Le Monde en avril 1974 d’une série d’émissions réalisées par Anne-Marie :

« « LA GRANDE-BRETAGNE AUJOURD’HUI « . – À partir du 27 avril, France-Culture, 8 h.

Toute Albion, le pays et les gens, les classes sociales, la démocratie, l’économie, l’emploi et les travailleurs, les relations internationales, l’environnement, la police et la justice, les mass-média, l’enseignement, de la maternelle à l’Université, Oxford, les arts, les spectacles, et la poésie, et Londres, capitale des jeunes, en treize émissions d’une demi-heure, où Anne-Marie Bernon a convié, au micro des Chemins de la connaissance, des Britanniques et des britannologues. »

Je sais qu’elle avait été reconnue pour son travail dans cette radio. Elle avait d’ailleurs été invitée le 21 janvier 2013 par l’Addor (Association pour le développement du documentaire radiophonique et de la création sonore) à présenter son travail de l’époque. Voici le podcast de cette rencontre. Si je me souviens bien, la vie à France Culture n’était pas facile. D’où son départ pour l’Université où elle enseignait déjà avant d’arriver à France Culture. Depuis 1982, elle était maitresse de conférences à l’Université Paris Diderot-Paris 7 (appelée aujourd’hui Université de Paris) en études anglophones après avoir été de 1976 à 1982 enseignante à l’Université René Descartes-Paris 5 et la Faculté de Médecine Necker-Enfants Malades. Elle était spécialisée en études anglophones car elle avait une double spécialité : la radio et les études anglophones (civilisation britannique contemporaine et sciences de l’information et de la communication). Il faut dire qu’avant de venir à France Culture, elle avait eu la prestigieuse bourse « Fulbright » et avait enseigné entre 1967 et 1969 dans la non moins prestigieuse Université de Californie (UCLA-UCR). Et avant encore, entre 1965 et 1967, elle avait été assistante de français à Chipping Sodbury Grammar School à Bristol.

Du point de vue de la recherche, elle avait obtenu à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle un doctorat de civilisation britannique sur les émissions médicales à la BBC. A l’Université Paris Diderot-Paris 7, elle était à l’U.F.R. d’Etudes Interculturelles de Langues Appliquées (EILA). Depuis sa retraite en 2012, elle était devenue Maître de conférences honoraire et membre associée du laboratoire ICT (laboratoire Identités, Cultures, Territoires) dans l’axe 1 « Territoires, mobilités, pouvoirs ». Cet axe rassemble les chercheuses et chercheurs qui explorent les relations entre les expériences de mobilité, l’inscription spatiale des différentes formes d’interaction sociale, et les territoires comme espaces socialement et politiquement investis. Car elle a continué la recherche après la retraite.

Voici ses thématiques de recherche principales :

– Médias et Société,

– Science, médecine et médias en Grande-Bretagne et en France à l’époque contemporaine

– Science de l’information et de la communication,

– Vulgarisation scientifique, technique et médicale,

– Science et société

 – Réflexion sur la transmission médiatique des savoirs scientifiques, sur le problème des frontières entre sciences de la vie et sciences de l’homme (procréation, eugénisme, éthique)

 –  Réflexion actuelle sur l’engagement citoyen.

C’est sur cette dernière thématique qu’elle co-dirigé en 2016 un livre particulièrement intéressant à lire aujourd’hui plus que jamais : Pelus-Kaplan (M.-L.), Bernon-Gerth (A.-M.), Crips (L.) & Gabriel (N.) (dir.), Être citoyen du monde. Entre destruction et reconstruction du monde : les enfants de Babel XIVe – XXIe siècles, N°2, Paris, Université Paris Diderot-Sorbonne Paris Cité, 2016, (« Introduction », p.7-27). Ce livre est issu d’un séminaire doctoral du laboratoire ICT. Elle avait co-organisé le mardi 10 janvier 2017 de 17h30 à 19h00 une table ronde autour de ce livre dans la galerie de la Bibliothèque des Grands Moulins de l’Université Paris Diderot dans le cadre de l’exposition « Indignations » du 15 novembre 2016 au 15 janvier 2017. La rencontre avait été animée par Anne-Marie, Marie-Louise Pelus-Kaplan et Liliane Crips du laboratoire ICT. Anne-Marie m’avait fait l’honneur de m’inviter à y participer. Elle m’avait aussi offert l’ouvrage.

Auparavant, j’étais allé à la journée d’étude « Les archives et la radio. Évolution de l’usage des sources : le cas de la Grande Guerre » qu’elle avait organisé le 28/11/2014 aux Archives Nationales.

Je l’ai vu pour la dernière fois le samedi 8 juin 2019 à 18h pour l’anniversaire des 10 ans de l’Addor (Association pour le développement du documentaire radiophonique et de la création sonore) à Petit Bain, 7 Port de la Gare, 75013 Paris.

Sur la photo ci-dessous, on voit Anne-Marie à droite ; Emily Vallat (Réalisatrice radio à France Culture, FIP, France Musique ; créatrice sonore ; Trésorière de l’association Addor) au centre ; une dame qui a l’habitude de venir lire Le Monde sur la péniche Petit Bain qui se situe à proximité de son domicile. On voit très bien sur la photo le sourire habituel d’Anne-Marie tout en décelant une souffrance liée au cancer. Au revoir Anne-Marie.

Publications :

• Pelus-Kaplan (M.-L.), Bernon-Gerth (A.-M.), Crips (L.) & Gabriel (N.) (dir.), Être citoyen du monde. Entre destruction et reconstruction du monde : les enfants de Babel XIVe – XXIe siècles, N°2, Paris, Université Paris Diderot-Sorbonne Paris Cité, 2016, (« Introduction », p.7-27).

• « La communication publique sur la science en Grande-Bretagne : perspectives transnationales et internationalisme aux XXe et XXIe siècles » in Etre citoyen du monde, Actes du Séminaire doctoral du laboratoire ICT-EA 337, Cosmopolitisme et Internationalisme : théories-pratiques-combats XVe-XXIe siècles, textes réunis par Liliane Crips, Nicole Gabriel, Marie-Louise Pelus-Kaplan, N°1, Paris, Université Paris Diderot-Sorbonne Paris Cité, 2014, p.117-214. http://docplayer.fr/189644974-La-communication-publique-sur-la-science-en-grande-bretagne-perspectives-transnationales-et-internationalisme-aux-xxe-et-xxie-siecles.html

• Les deux numéros des Actes du séminaire, publiés en 2014 et 2015, sont disponibles en ligne sur HAL : ici pour le volume 1 (http://www.ict.univ-paris-diderot.fr/être-citoyenmonde-cosmopolitisme-internationalisme-théories-pratiques-combats-xve-xxie-siècles et ici pour le volume 2 ( http://www.ict.univ-paris-diderot.fr/node/746

• Anne-Marie Bernon-Gerth, Liliane Crips, Nicole Gabriel, Françoise Richer-Rossi (dir.) Les médias à l’épreuve du réel, Paris, Michel Houdiard, décembre 2012, ISBN 978- 235692-091-1, 388 p.,

• « La BBC et l’image de la médecine au tournant des années 1970-1980: le cas des émissions médicales sur la mort du cerveau à l’épreuve de la réalité », in A-M. Bernon-Gerth, L. Crips, N. Gabriel, F. Richer-Rossi (dir), Les médias à l’épreuve du réel, Paris, Houdiard, décembre 2012, p.31-48.

• Publication de la traduction de Susan Martha Kahn : Les Enfants d’Israël: une approche culturelle de l’assistance médicale à la procréation, l’Harmattan, 2007, 220 p. (en collaboration, avec étudiants et enseignants de master1 de l’UFR EILA, Université Paris Diderot-Paris7)

• « Le corps transformé : variétés de l’eugénisme en Grande Bretagne aujourd’hui », in Michel Prum (dir.), L’Un sans l’Autre, Paris, l’Harmattan, 2005, p.187-207.

Quelques publications anciennes :

• « Production et diffusion de l’information scientifique à la télévision : comparaison entre la France et la Grande Bretagne » in La Promotion de la Culture Scientifique et Technique : ses acteurs et leurs logiques, Paris : Université Paris 7 Denis Diderot, 1997 (214p) pp. 13-23

• « Enquêtes auprès des Organismes publics ou privés impliqués dans la production et la diffusion de l’information scientifique et technique à la télévision dans deux pays de la Communauté Européenne (France – Grande Bretagne) » Rapport AIP Image et Communication, Paris : Université Paris 7, 1991, 60 p.

• « L’idée de Service Public et la fin du monopole à la Télévision britannique » in : Mélanges offerts à Gabriel Merle, ed. Gruenais M.P., Perret R., Reumert_Kazès A., Paris : EILA et Université Paris 7, 1987, pp 33 – 55.

• « Approches méthodologiques pour l’étude des émissions de radio et de télévision : le cas des programmes médicaux à la BBC » in Histoire des Programmes à la Radio et à la Télévision, ed. de Bussière M., Mauriat C., Méadel C. Paris : GERHA, 1986, pp 31 –43.

Communications, journées d’étude, séminaires :

Engagement citoyen : Table ronde autour de la publication Etre Citoyen du Monde. Rencontre animée par Marie-Louise Pelus-Kaplan, Anne-Marie Bernon-Gerth et Liliane Crips (laboratoire ICT) Mardi 10 janvier 2017 Bibliothèque des Grands Moulins, Galerie (2e étage) Université Paris Diderot, 5 rue Thomas Mann, Paris 13. Manifestation dans le cadre de l’exposition Indignations (Bibliothèque des Grands Moulins, du 15 novembre 2016 au 15 janvier 2017)

• Demi-journée d’étude: LE CINÉMA ENTRE COSMOPOLITISME, INTERNATIONALISME ET NATIONALISME. LA REPRÉSENTATION DE LA GUERRE (1914-1940), Paris, 12 Février 2015, Laboratoire ICT Université Paris DenisDiderot, Sorbonne Paris Cité. Organisation avec Liliane Crips et Nicole Gabriel

• Journée d’étude : Les archives et la radio. Évolution de l’usage des sources : le cas de la Grande Guerre », Archives Nationales, site Pierrefitte-sur-Seine, salles de commission 1-2, 59 rue Guynemer, 93380 Pierrefitte-sur-Seine, 28/11/2014. Organisation avec Fañch Langoët et la collaboration des Archives nationales, de l’INA et du Laboratoire ICT de l’Université Paris Denis-Diderot, Sorbonne Paris Cité. Accueil, animation, synthèse des travaux de la Journée.

• Colloque international :  » Minorités ethniques et religieuses (XVe-XXIe siècle). La voie étroite de l’intégration. » Université Paris Diderot – Paris7, ICT, EILA, 18/10/13. Organisation en collaboration avec Liliane Crips, Nicole Gabriel, Françoise Richer.

• Séminaire doctoral du laboratoire Identités – Cultures – Territoires (ICT) (EA 337). 2012-2013, 2013-2014, 2014-2015. 2015-2016. Du cosmopolitisme à l’internationalisme : peut-on être « citoyen du monde » à l’heure des mondialisations ? (XVe-XXIe siècles). Séminaire organisé par Sophie Coeuré, Claudine Delphis, Arnaud Passalacqua, Michel Prum, en collaboration avec Anne-Marie Bernon-Gerth, Liliane Crips, Nicole Gabriel et Marie-Louise Pelus-Kaplan.19/04/2013 : Anne-Marie Bernon-Gerth, Université Paris-Diderot, Civilisation britannique : «La communication publique sur la science en Grande Bretagne : perspectives transnationales et internationalisme aux XXe et XXIe siècles »; Les deux numéros des Actes du séminaire, publiés en 2014 et 2015, sont disponibles en ligne sur HAL : ici pour le volume 1 ( http://www.ict.univ-parisdiderot.fr/être-citoyen-monde-cosmopolitisme-internationalisme-théories-pratiques-combatsxve-xxie-siècles et ici pour le volume 2 ( http://www.ict.univ-paris-diderot.fr/node/746

• Colloque international :  » Médias et Société, entre réalités et fictions », Université Paris Diderot – Paris7, EILA, ICT, 16/11/10. Organisation en collaboration avec Liliane Crips, Nicole Gabriel, Françoise Richer, Penny Starfield

• Journée d’étude «Image et Pouvoir », (en collaboration avec Evelyne Cohen, Liliane Crips, Nicole Gabriel, Penny Starfield), ICT, Université Paris Diderot – Paris7, 11 juin 2009

• « Les biotechnologies et la médecine dans les émissions télévisées en GrandeBretagne », Conférence/Débat, Fête de la Science – 21 novembre 2008 – Université Paris Diderot-Paris7

• Journée d’étude : « La Circulation des images et la construction de l’espace » (en collaboration avec Evelyne Cohen et Penny Starfield), ICT, UFR GHSS, Université Paris Diderot-Paris7, 16 mai 2008. Communication : « Biotechnologies en Grande-Bretagne dans l’espace public »

• Journée d’étude : « La circulation médiatique des savoirs universitaires : les Amphis de la 5ème et Canal U », séminaire « Sciences, Communication et Société », Université ParisDiderot – Paris 7, 8 décembre 2006.

Radio et climat, même combat ? Non selon une étude de Reporters d’Espoirs

Radio et climat, même combat ? Non selon une étude de Reporters d’Espoirs

Nous avons étudié les nouveaux médias qui se donnent pour objectif de changer le monde, notamment sur la question du climat. Il est possible de trouver l’article ici : https://www.academia.edu/43266347/Les_m%C3%A9dias_qui_changent_le_monde. Mais qu’en est-il des médias de masse à la télévision, dans la presse et à la radio ? Nous allons voir ci-dessous qu’il y a une large marge de progrès à faire si l’on en juge à partir de l’étude Reporters d’Espoirs présentée ci-dessous.

Le 7 juillet 2020 à 9h30 a eu lieu un rendez-vous en ligne (jusqu’à 48 personnes sur Zoom) intitulé « Traiter médiatiquement du changement climatique ».

Il s’agissait de partager les résultats de l’étude « Comment les médias traitent du changement climatique ? » qui est consultable ici : https://drive.google.com/drive/folders/1Q3f9QShlkcvIu_mRdW1pI4iyJmTa1pBe

Cette présentation a été faite en présence de différentes personnalités qui ont commenté l’étude :

·Isabelle Veyrat-Masson, historienne et sociologue des médias, directrice de recherche au CNRS,

·Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue, directrice de recherche au CEA et co-présidente du groupe nᵒ 1 du GIEC,

·Anne Bringault, responsable transition énergétique au Réseau Action Climat.

C’est Olivier Gil, coordinateur des programmes à Reporters d’espoirs, et Gilles Vanderpooten, journaliste et directeur de Reporters d’Espoirs, qui ont fait la présentation.

La méthodologie de l’étude de Reporters d’Espoirs :

Les analyses menées dans la présente étude sont réalisées à partir d’un échantillon de médias, sur des périodes, selon les cas de :

• un mois (20/10 au 20/11, en 2010, 2018 et 2019)

• l’année 2019

• la décennie 2010-2019.

Ont été considérés ou analysés dans le cadre de la présente étude :

• En télévision, à partir des données INA, 2990 sujets de journaux télévisés du soir de TF1 et France 2

• En presse écrite, à partir des données disponibles dans les bases Factiva et Meltwater

o Plusieurs millions d’articles sur la décennie

o Plusieurs centaines de milliers d’articles de PQN et PQR sur l’année

o Plusieurs milliers sur la période d’un mois

o Un tri à partir du terme « climatique » recouvrant les expressions « changement climatique », « dérèglement climatique », « réchauffement climatique »

• En radio, un mois de journaux de 8h des matinales de France Inter, RTL et RMC, du lundi au vendredi du 20/10 au 20/11/2019

• En télévision d’information continue, un mois de tranches d’information télévisées du soir de France Info et BFMTV, du lundi au vendredi du 20/10 au 20/11/2019. Ces périodes sont considérées comme significatives. Cela étant, elles ne sauraient refléter la réalité du paysage médiatique que sur les périodes et sur les médias analysés.

Les résultats principaux de l’étude selon Reporters d’Espoirs :

TENDANCE GENERALE : LA THEMATIQUE ENVIRONNEMENTALE PROGRESSE SIGNIFICATIVEMENT

La part dédiée à l’environnement dans les segments d’information les plus visibles de grands médias a nettement progressé au cours des 10 dernières années : elle a notamment été multipliée par près de 3 dans les journaux télévisés du soir de TF1 et France 2.

Quant à la couverture médiatique du climat plus spécifiquement, sur la décennie passée, la COP21 établie à Paris a marqué un tournant.

Dans la presse écrite, après un pic exceptionnel observé durant la période de la COP21, la couverture du climat a reflué en 2016, avant de reprendre sa marche en avant, dépassant dès 2018 le niveau de 2015 et progressant régulièrement depuis.

MAIS LES SUJETS ENVIRONNEMENTAUX DEMEURENT PEU CONTEXTUALISES DANS LE PROBLEME CLIMATIQUE que ce soit en TV, en radio, ou en presse écrite, parmi les médias d’information généraliste examinés : la part des sujets qui évoquent le climat, sur le périmètre étudié, est de moins de 1% en moyenne, avec des pointes à 2% sur les chaines d’info et à près de 5% pour certains quotidiens nationaux.

Or 30 à 43% des Français placent le changement climatique comme leur sujet de préoccupation n°1 sur le long terme – et à court terme n°3 derrière la covid19 et le système de santé.

LA PRESSE QUOTIDIENNE NATIONALE (PQN) EST LE PLUS IMPLIQUÉ DES MÉDIAS D’INFORMATION GÉNÉRALISTE SUR LE CLIMAT, parmi ceux examinés : en 2019, Le Monde atteint des records avec 5% de sa production éditoriale évoquant le climat… quand Sud-Ouest est leader de la Presse Quotidienne Régionale (PQR) avec 0,87% de sa production éditoriale.

LES JOURNAUX TÉLÉVISÉS ET LA PRESSE QUOTIDIENNE RÉGIONALE (PQR) SONT LES MÉDIAS LES PLUS « CONSTRUCTIFS » QUAND ILS TRAITENT DU CLIMAT au sens où leurs sujets sur le climat, au-delà du constat d’un problème, exposent des initiatives concrètes.

En effet,

· 1 sujet sur 4 est « constructif » dans les journaux télévisés du soir de TF1 ; 1 sujet sur 5 sur France 2 ;

· 28% des sujets sont « constructifs » dans la PQR (17% dans la PQN).

RADIO : LE CLIMAT RESTE LARGEMENT CANTONNÉ HORS DES JOURNAUX

Le climat est absent des journaux radiophoniques de la tranche d’information ‘express’ du matin sur RMC, et n’apparaît que rarement sur RTL et France Inter (0,9 et 1,3% de sujets) : le sujet, pourtant transversal, semble cantonné aux interviews et aux chroniques spécialisées. Et aucun des sujets climat de journaux radio étudiés dans le cadre de cette étude ne peut être qualifié de constructif.

Etude de cas sur la radio :

Les chroniques dédiées à l’environnement se multiplient, qui abordent régulièrement les enjeux climatiques – c’est le cas de 48% des sujets abordés par La minute verte de Jean-Mathieu Pernin sur RTL, de 30% des chroniques L’édito Carré de Mathieu Vidard sur France Inter, ou encore de 17% des chroniques Objectif Terre de Géraldine de Mori sur RMC.

Conclusion :

On voit donc que la question du climat, traitée par les journalistes dans les radios généralistes, existent principalement à travers les interviews et les chroniques. Il faudrait ajouter les documentaires et émissions spécialisées (La terre au carré…).

Compte-tenu des dernières élections municipales où les candidats EE/LV ont pris de plus en plus d’importance dans les grandes villes (Lille, Paris, Marseille, Bordeaux, Lyon, Grenoble…), ont peut s’attendre à ce que ce sujet prenne toujours plus d’importance dans les mois à venir.

Plusieurs approches journalistiques sont intéressantes à développer dans le futur :

  • Le journalisme scientifique qui explique le changement climatique de façon pédagogique.
  • Le journalisme d’investigation qui cherche les acteurs (entreprises, lobbys, politiques, institutions…) qui empêchent les changements législatifs.
  • Le journalisme constructif qui donne des solutions innovantes, techniques, informatiques, économiques, sociales…

Voici les premiers éléments du futur Guide de Reporters d’espoirs, en co construction avec les journalistes qui le souhaitent : http://www.reportersdespoirs.org/climat

Dr Sebastien Poulain

Bonus : Les commentaires lors de la discussion à l’occasion de la conférence de présentation de l’étude :

De SophieRoland1 à tout le monde:  09:41 AM

voyez vous un partage d’écran ? moi je ne vois rien !

De Benjamin Jullien à tout le monde:  09:42 AM

Oui on le voit, bizarre (bonjour Sophie !)

De SophieRoland1 à tout le monde:  09:43 AM

oui merci j’ai fait un échange d’écran et ça marche ! merci pour vos réponses !

De SophieRoland1 à tout le monde:  09:49 AM

pour la télévision vous n’avez regardé que les JT pas les magazines ni les documentaires ?

De Gilles Vanderpooten à tout le monde:  09:50 AM

Tout à fait Sophie, nous nous sommes concentré sur les JT…. ce qui représente déjà plus de 1000 JT de +/- 3 mn visionnés !

De SophieRoland1 à tout le monde:  09:51 AM

ok merci Gilles mais du coup ça ne donne pas une vision globale du traitement climat à la télé 🙂

De Gilles Vanderpooten à tout le monde:  09:56 AM

En effet Sophie, nous avons là une approche des journaux télévisés – qui réalisent les pics d’audience. Mais pas des docus et mag. Il nous aurait fallu plusieurs centaines d’heures de travail et visionnage supplémentaires 🙂

De Cyrille FRANK à tout le monde:  09:56 AM

@SophieRoland1 oui, mais le JT est l’émission qui a la meilleure couverture et touche à peu près tous les publics (moins les 18-24 ans évidemment)

De SophieRoland1 à tout le monde:  10:00 AM

la prochaine fois ! 🙂

oui mais on ne peut pas en faire de grosses conclusions du coup. c’est souvent dans les magazines et docs  où on prend plus de temps pour traiter les questions climatiques à la télé. Après les sujets constructifs sont loin d’être majoritaires…

De JBouillet à tout le monde:  10:03 AM

bonjour, à propos de ces « 1% » , a-t-on des points de comparaison pour relativiser cette place ? P.ex. les enjeux liés à l’emploi, aux retraites, au terrorisme, etc, représentent combien si vous avez une idée?

Merci

De Cyrille FRANK à tout le monde:  10:05 AM

Oui, la télévision produit des choses très riches, il y a plein de documentaires et d’émissions très intéressantes. Dans la perspective d’une évangélisation la plus large possible, il est crucial de s’intéresser aux « blockbusters » que sont ces carrefours d’audience. Sinon, on ne prêche que les convertis (je caricature un peu) ^^

De moi à tout le monde:  10:05 AM

Sophie, vous oubliez les divertissements comme les films. Exemple le film « 2012 » qui donne une bonne idée de ce qu’est un changement climatique et peut pousser à réagir 😊

De SophieRoland1 à tout le monde:  10:08 AM

@sebastien Poulain : je parlais surtout informations c’est pour ça ! 🙂 ça serait intéressant de voir comment un blockbuster comme Envoyé Spécial an évolué en 30 ans. peut être que le chiffre sur le traitement climat et les sujets constructifs ne seraient pas si loin des résultats du JT 🙂

De SophieRoland1 à tout le monde:  10:15 AM

@Valérie : totalement d’accord avec vous !

De Cecile  à tout le monde:  10:17 AM

Merci @valerie

De Tiphaine à tout le monde:  10:17 AM

Merci pour cette intervention

De SophieRoland1 à tout le monde:  10:19 AM

@Valérie : qu’avez vous pensé de la couverture médias de la convention citoyenne pour le climat ?

Merci @Gilles 🙂

De moi à tout le monde:  10:19 AM

que des articles sur les 110 km/h

De Cyrille FRANK à tout le monde:  10:19 AM

@valérie, je partage votre vision des éditorialistes ^^

De Valérie Masson-Delmotte à tout le monde:  10:20 AM

Oui c’est ce que je voulais dire (limite de vitesse / privation de liberté au détriment de tout le reste)

De Cyrille FRANK à tout le monde:  10:20 AM

Et le reste, en particulier la problématique structurelle des temporalités différentes, point clé !

De SophieRoland1 à tout le monde:  10:21 AM

Merci @valérie !

De Baptiste à tout le monde:  10:21 AM

Je partage votre point de vue Mme Masson-Delmotte, notamment sur la diversité de la jeunesse. Cela me rappelle un extrait du dernier livre d’Aurélien Barrau qui appelle justement à ne pas personnaliser l’écologie à travers un seul visage afin de ne pas brouiller le message

De Vincent David à tout le monde:  10:23 AM

Bravo et merci à Reporters d’espoirs pour cette étude. Elle apporte des informations très intéressantes sur les émetteurs. Mais il faudrait désormais étudier les récepteurs, c’est-à-dire la manière dont les lecteurs, auditeurs et téléspectateurs perçoivent le traitement du changement climatique dans les médias. C’est un grand défi pour la sociologie des médias, car les études de réception sont complexes en termes méthodologiques et chères à mener.

De Cecile  à tout le monde:  10:24 AM

Je pense qu’il y a en effet une rupture generationnelle à prendre en compte avant toute analyse . Interessant de voir dans la consommation media (medias et reseaux sociaux)  des jeunes quelle est la part des sujets climat/ environnement . Les sujets sont traites de maniere tres differentes que dans les « vieux medias traditionnels »

De moi à tout le monde:  10:25 AM

pour les 110km/h : il y a peut-être eu un lobbying au sein même de l’Etat pour tuer la convention

De Lauriane Clément – Phosphore à tout le monde:  10:26 AM

Tout à fait @Cecile, on le ressent bien dans notre traitement de l’environnement dans le magazine Phosphore, destiné aux 14-19 ans

On reçoit énormément de questions de leur part, on les sent très préoccupés là-dessus. Et on met autant que possible en avant les figures des jeunes qui s’engagent (il y en a tellement 🙂 )

De Cyrille FRANK à tout le monde:  10:27 AM

OUI, c’est cela, il y a un souci structurel : tant que les médias seront financés par la publicité quanti, il y aura cette déformation buzz/polémique

De Cecile  à tout le monde:  10:27 AM

je pense que nous avons des biais generationnels trop importants . Dans cette conference ce matin qui appartient à la jeune generation ?

De Lauriane Clément – Phosphore à tout le monde:  10:28 AM

Très intéressant @Valérie ! Je garde l’idée pour un prochain dossier dans Phosphore 😉

De Cecile  à tout le monde:  10:29 AM

merci @valerie

De Baptiste à tout le monde:  10:29 AM

Je vous invite à ce propos à lire notre dialogue intergénérationnel « Climat, parlons vrai » avec Jean Jouzel justement 🙂 (Dans lequel nous abordons les questions scientifiques et sociales)

De SophieRoland1 à tout le monde:  10:30 AM

@valérie merci ! oui moi j’y suis confrontée depuis des mois avec mes parents et ça m’a amenée à réfléchir sur l’approche de mon prochain documentaire sur le climat angle solutions !

De Cecile  à tout le monde:  10:32 AM

en effet !

De Brigitte Panah-Izadi à tout le monde:  10:32 AM

On remarque que les écologistes ont pris beaucoup d’importance dans les elections. OR les solutions qu’ils proposent selon les spécialistes sont trop drastiques et pas toujours adaptées. Cela vous inquiète-t-il?

De sophielea à tout le monde:  10:32 AM

Ne peut-on distinguer les revendications de liberté des objectifs personnels ? C’est une manière de fragmenter le problème pour produire une série de petites solutions accessibles facilement ?

De Benjamin Jullien à tout le monde:  10:33 AM

Sur le traitement du climat dans la fiction, je vous signale l’initiative « La Fabrique des Récits » : https://www.sparknews.com/news/lancement-de-la-fabrique-des-recits-creer-developper-produire-et-diffuser-les-recits-dun-avenir-souhaitable/

De Florent Hiard à tout le monde:  10:33 AM

Le journal le Temps, en Suisse, a réalisé un numéro spécial sur le climat l’année dernière en intégrant des jeunes dans l’équipe éditoriale

De SophieRoland1 à tout le monde:  10:34 AM

Super idée Lauriane bravo !

De Lauriane Clément – Phosphore à tout le monde:  10:35 AM

Merci @Sophie 🙂

De Cecile  à tout le monde:  10:35 AM

Merci @gilles

De Mathieu à tout le monde:  10:36 AM

@ Isabelle :  Quelle influence des controverses climatiques sur la visibilité des questions climatiques sur les médias ?

De juliette nouel à tout le monde:  10:36 AM

Bravo et merci beaucoup pour cette étude !

De Xaviere à tout le monde:  10:37 AM

 Communiqué de presse, Etude complète, infographie sont à consulter / télécharger ici, vous y trouverez aussi quelques visuels :

https://drive.google.com/drive/folders/1Q3f9QShlkcvIu_mRdW1pI4iyJmTa1pBe?usp=sharing

Nous y ajouterons l’enregistrement du webinar dans la journée

De Valérie Masson-Delmotte à tout le monde:  10:37 AM

Puis-je réagir sur ce point?

De SophieRoland1 à tout le monde:  10:38 AM

Bravo et merci Gilles et reporters d’espoir pour votre étude ! on voit qu’on a du boulot pour faire émerger les sujets climats anglés solutions dans nos médias mais on va y arriver ! 🙂

De Cyrille FRANK à tout le monde:  10:38 AM

Que pensez-vous du traitement médiatique des « petits pas », ces gestes du quotidien à destination des citoyens. Efficace, utile, suffisant pour la prise de conscience des enjeux climatiques ?

De Anne Bringault – Réseau Action Climat à tout le monde:  10:39 AM

La question de la relation au temps est centrale.

De Valérie Masson-Delmotte à tout le monde:  10:40 AM

Juliette pourrait aussi partager l’expérience de la fresque climat

De Baptiste à tout le monde:  10:41 AM

Je trouve la notion de nuance très intéressante. On manque cruellement de pondération, à mon sens, dans la question de l’écologie. L’écologie n’est pas un sujet manichéen

De Valérie Masson-Delmotte à tout le monde:  10:42 AM

puis je intervenir?

De Simon Beyrand à tout le monde:  10:43 AM

Devrait-on bannir l’expression « crise climatique » dans les médias (le mot crise donne un caractère éphémère à la problématique climatique), et préférer des mots plus impactant comme « urgence climatique » voire « effondrement écologique » ?

De valerie.odile à tout le monde:  10:44 AM

C’est un atelier que l’on peut trouver en ligne ? ou en présentiel ?

De cbodin à tout le monde:  10:45 AM

nous discutons beaucoup des responsabilités individuelles des publics médiatiques, très peu des responsabilités institutionnelles…

De Cecile  à tout le monde:  10:45 AM

Les journalistes ont aussi besoin de formation et de temps pour faire bien leur métier et avoir le temps de travailler l’information. De manière simple ; Cela veut dire être moins soumis au « fast journalisme » qui les contraint aujourd’hui à faire de manière majoritaire de la com ou du clash … Pour traiter l’info climat et environnement, il faut être en capacite de contrer le « com » des politiques et des entreprises

De Valérie Masson-Delmotte à tout le monde:  10:45 AM

Je suis gênée quand on oppose action individuelle et changements structurels, il me semble que cela se complète (différents leviers d’action évidemment). Sur les discours « attentistes » j’ai trouvé cette analyse très intéressante : https://www.carbonbrief.org/guest-post-how-discourses-of-delay-are-used-to-slow-climate-action

De SophieRoland1 à tout le monde:  10:46 AM

Moi j’ai eu la chance d’être formée à la fresque du climat par Juliette et elle est top ! Un très bel outil pour comprendre et agir !

De Anne Bringault – Réseau Action Climat à tout le monde:  10:47 AM

L’ADEME a fait un guide avec les actions possibles au niveau des communes.

De Anne Bringault – Réseau Action Climat à tout le monde:  10:47 AM

L’ADEME a fait un guide avec les actions possibles au niveau des communes.

De juliette nouel à tout le monde:  10:47 AM

Pour l’atelier la Fresque du Climat, il y a un site. https://fresqueduclimat.org/

De SophieRoland1 à tout le monde:  10:46 AM

Moi j’ai eu la chance d’être formée à la fresque du climat par Juliette et elle est top ! Un très bel outil pour comprendre et agir !

De Anne Bringault – Réseau Action Climat à tout le monde:  10:47 AM

L’ADEME a fait un guide avec les actions possibles au niveau des communes.

De juliette nouel à tout le monde:  10:48 AM

Pour l’atelier la Fresque du Climat, il y a un site. https://fresqueduclimat.org/

Les formations existent en numérique et en présentiel de nouveau à partir du 13 juillet

De Régis Batiweb à tout le monde:  10:48 AM

Merci pour ce webinaire passionnant !

De Marine Mugnier – Collectif Antidotes à tout le monde:  10:48 AM

Merci à tous et toutes !

De moi à tout le monde:  10:48 AM

Il faut davantage d’articles sur le lobbying !

De SophieRoland1 à tout le monde:  10:48 AM

Merci à tous !

De juliette nouel à tout le monde:  10:48 AM

c’est un atelier basé sur l’intelligence collective… et les travaux du Giec

De Tiphaine à tout le monde:  10:48 AM

merci !

De Baptiste à tout le monde:  10:49 AM

Merci et bravo pour votre travail

De dominiquepialot à tout le monde:  10:49 AM

Climatico.fr partage des initiatives menées par les collectivités !

De Florent Hiard à tout le monde:  10:49 AM

merci

De Lauriane Clément – Phosphore à tout le monde:  10:49 AM

merci !

De Simon Beyrand à tout le monde:  10:49 AM

Merci et à bientôt (en vrai)

De dominiquepialot à tout le monde:  10:49 AM

merci !

De iPhone de Romano MARCK à tout le monde:  10:49 AM

merci !!!

De Xaviere à tout le monde:  10:49 AM

Au revoir !

De caroline à tout le monde:  10:49 AM

Merci !

De iPhone de Romano MARCK à tout le monde:  10:49 AM

c’était formidable

édifiant

De eric.chauvelot à tout le monde:  10:49 AM

merci

De iPhone de Romano MARCK à tout le monde:  10:49 AM

On continue !

Vaucluse avec vous, ensemble

Association APPEL : mobilisation pour créer une radio associative de dimension nationale

APPEL

Dans l’article « Pour une radio associative nationale » du n°132 des Cahiers d’histoire de la radiodiffusion intitulé « La radio du futur : du téléchromophotophonotétroscope aux postradiomorphoses » (avril-juin 2017), nous avions envisagé la création d’une radio associative à l’échelle de tout le territoire car il n’y a aucune raison que seules les radios publiques et les radios commerciales puissent bénéficier de ce type de diffusion.

 

Mobilisation : occasion unique d’un appel à candidature du CSA
Participez à l’ambition collective de créer une radio de dimension nationale
Ne laissons pas les ondes hertziennes à l’économie du secteur privé commercial
Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a lancé un appel à candidature auprès d’éditeurs de programmes radiophoniques sur le territoire métropolitain sur les ondes de la radio numérique terrestre (DAB+) : date limite début juillet 2020 ; cet appel fait suite à celui de 2018 qui a attribué les autorisations.Le gouvernement avait alors préempté pour les stations du service public et surtout ce sont 18 stations privées toutes à vocation commerciales qui se sont ajoutées à la liste après avoir été sélectionnées par le CSA. La liste est disponible ici :
Il reste une place de disponible pour une radio de dimension nationale. Ce sont les ondes hertziennes, elles constituent un bien public et commun aux citoyens français. Occupons cet espace qui est aussi le nôtre : place au débat, à l’imagination et à la création.
Il existe sur le territoire français de nombreuses initiatives en matière de radios locales, de médias de proximité, de créateurs-trices sonores. Aux côtés des médias privés commerciaux et du service public national, aucune voie alternative ne propose une parole organisée par les citoyens de la démocratie française à l’endroit d’une radio dimensionnée au territoire nationale. Ce sera une première pour les initiatives associatives, citoyennes, démocratique et humaines : une feuille blanche à écrire. C’est pour cette raison que le collectif qui s’organise actuellement fait appel à toutes les volontés désireuses de contribuer à ce premier espace médiatique organisé par les publics de son territoire. Nous proposons d’organiser ce nouveau médium selon trois piliers :
– Une information libre, une parole citoyenne
– Une action éducative
– Une action culturelle
Les propositions éditoriales s’appuieront sur ces trois piliers. Toutes les questions sociétales, tous les sujet feront à la fois débat à l’antenne et a l’objet d’une explication, d’un décryptage : l’environnement, la justice et le droit, les arts, les sciences, la nature, les langues, l’économie, l’histoire, la géographie, le sport, l’international, l’accessibilité…
Nous chercherons à donner aux auditeurs non-seulement ce qu’ils espèrent et surtout l’envie de prendre part d’une manière ou d’une autre à cette entreprise médiatique. L’attente qualitative est une évidence, l’ouverture et le débat deux nécessités.
APPEL A TOUTES ET TOUS
L’organisation de ce média cherchera a promouvoir la décentralisation de la production de façon concrète. L’espace est le territoire, le temps est celui de l’apprentissage, de la compréhension et du débat ; ce média hertzien sera la locomotive de propositions dépassant largement le simple cadre assymétrique de la diffusion radiophonique hertzienne : la colonne vertébrale d’un programme dépassant le cadre classique de radiodiffusion.
Les initiatives locales existantes auront un accès prioritaire : acteurs culturels, sociaux, environnementaux, lieux et acteurs de l’enseignement, média locaux, régionaux et cela jusqu’à leurs pairs internationaux en ne négligeant aucun espace géographique et les enjeux inhérents. Le schéma de décision devra être organisé par l’ensemble des adhérents selon des principes démocratiques prenant en compte la multitude des minorités. A ce stade nous avons créé une association à but non-lucratif qui se réunira en assemblée générale aussitôt la décision du CSA prise. Ce afin de mettre de suite en place la collectivité des parties-prenantes.
Comment faire ?
Vous pouvez vous joindre au collectif en adhérant à l’association Appel (Association pour la promotion de l’expression libre qui déposera le dossier), en prenant part aux réflexions, en contribuant à l’écrit ou à l’oral au dossier, avant ou après le dépôt du dossier (25 mars 2020), en soutenant le projet par divers moyens (courrier, courriel, article, relais d’information, promesse et participations de toutes natures) ou de quelque manière que vous aurez imaginé. A ce stade, un courrier de soutien au principe de média citoyen serait le plus simple et rapide à cet stade. Vous pouvez d’ores et déjà soutenir le programme en répondant au formulaire en ligne disponible ici :
En attendant de lire vos contributions ou de vous croiser les pionniers de l’association vous adressent leurs plus sympathiques salutations,
Celles et ceux que vous pouvez rejoindre demain pour écrire une nouvelle page de cette aventure,
Pour plus d’information n’hésitez pas à nous contacter : radio@appel.media
ou par téléphone : 06 47 73 55 16
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Celles et ceux qui ont déjà manifesté un intérêt pour le projet (liste à jour sur le site) :
Radio Dijon Campus
Iastar Radio Campus France
Magazine Syntone
ADDOR (Irène Omélianenko) www.addor.org
Radio Galère, Etienne Bastide
Collectif Nouveau Journalisme International, JM Morel – https://nouveau-journalisme-international.fr/
Sébastien Poulain GRER, chercheur https://radiodufutur.wordpress.com/
David Christoffel – auteur et producteur radiophonique – http://www.dcdb.fr/
Radio Parleur – https://radioparleur.net/
M. Allard-Huver – Maîtr. conf. Sciences info-com (Univ Lorraine Metz) Master Journalisme & médias numérique et Chercheur au Crem, Centre recherches en médiations
M. Ballarini – Maîtr. conf. Sciences info-com (Univ Lorraine Metz) Master Journalisme & médias numérique et Centre recherches en médiations coresp. Master Journalisme et médias numériques
Thomas Baumgartner – producteur radio
Refedd.org
Génepi.fr
Mouvement associatif – https://lemouvementassociatif.org
Collectif des Associations citoyennes
Zone d’Expression Prioritaire
Villages FM
Radio U, Campus de Brest,
Radio Dijon Campus

L’association APPEL a été créée par un comité restreint dans l’urgence des délais qui sont imposés dans ce type de procédure d’appel. Vous pouvez adhérer à cette association sans aucun problème. Envoi des statuts sur simple demande. La première chose qui aura lieu si le projet est retenu est l’organisation d’une assemblée générale extraordinaire afin de réunir toutes les forces concernées par la proposition.
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Voici un courrier type à envoyer : 
(LOGO DE VOTRE STRUCTURE)
Prénom, Nom
Structure
Paris, le jj mm 2020
M. Roch-Olivier Maistre
Président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel
Objet : soutien de NOM DE LA STRUCTURE/PERSONNE à la candidature de l’Association
Pour la Promotion de l’Expression Libre (APPEL) dans le cadre de l’appel aux candidatures pour l’édition d’un service de radio multiplexé à temps complet diffusé par voie hertzienne terrestre en mode numérique en bande III, lancé le 5 février 2020 ;
Monsieur Roch-Olivier Maistre,
Président du Conseil supérieur de l’audiovisuel,
Ce courrier vous est adressé dans le but d’affirmer le soutien de NOM DE LA
STRUCTURE/PERSONNE à la candidature de l’association APPEL quant à l’obtention d’une place au sein d’un multiplex métropolitain dans le cadre de l’appel aux candidatures pour l’édition d’un service de radio multiplexé à temps complet diffusé par voie hertzienne terrestre en mode numérique en bande III, lancé le 5 février 2020
Le programme participatif et collectif initié par l’association APPEL se propose de placer la parole
citoyenne au centre du dispositif médiatique. Ce programme bénéficie de notre soutien dans le cadre de l’appel à candidature.
Nous espérons que l’expérience des acteurs engagés, la sincérité de la proposition et votre
responsabilité qui consiste à maintenir la diversité du paysage radiophonique vous permettront de juger de la pertinence de ce programme et de la nécessité de le soutenir
Dans l’attente de l’annonce de votre décision, recevez, Monsieur Maistre, l’expression de nos plus
sympathiques salutations,
PRENOM, NOM
FONCTION
(signature)
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE Mercredi 23 juin 2020
RADIOÏDE : POUR UNE RADIO ASSOCIATIVE ET CITOYENNE D’AMPLEUR METROPOLITAINE
Dans le cadre du déploiement du DAB+ (équivalent de la bascule en TNT pour la télévision), le CSA  lancé en 2018 un appel aux candidatures en vue du déploiement de cette technologie à l’échelle métropolitaine
Le CSA a déjà sélectionné 19 programmes privés commerciaux et le service public radiophonique a préempté pour ses chaînes existantes en FM. Aucun programme associatif à but non-lucratif promouvant la participation citoyenne à ce stade n’a été sélectionné.
Le 5 février 2020, il a été décidé de relancer l’appel pour une dernière place disponible.
Alors plutôt que de laisser cet espace radio à un programme publicitaire de plus, nous, Radio Campus France avec le soutien d’une myriade d’organisations, allons envoyer au CSA une proposition de média associatif, participatif, décentralisé, libre, non-lucratif, éducatif, culturel. Cette nouvelle organisation donnera les clés de la radio à des citoyenn.e.s, venant de tout horizon, faisant la part belle à la production documentaire, au partage de la connaissance scientifique, au débat d’idées, à l’imaginaire de la création sonore.
En soutenant la proposition RADIOÏDE vous pouvez également imaginer toutes sortes de propositions et de participation quant à l’avenir d’un tel média
Regroupant plusieurs secteurs de la société civile et espaces citoyens, Radioïde permettra de :
• Réaffirmer l’essentialité du hertzien en tant qu’espace public et médiatique de l’expression démocratique
• Imaginer un service public complémentaire à l’existant aux mains de la société civile
• Offrir aux citoyen·ne·s une diversité d’acteurs médiatiques parmi lesquels un acteur associatif
• Contribuer à la modification des rapports de forces territoriaux en démultipliant les sources et thématiques issues du territoire, du local, du national et de l’Europe
• Renverser la hiérarchisation classique d’une entreprise médiatique
• Offrir une tribune permanente aux voix citoyennes
• Expérimenter nombre d’idées en matière d’économie de la production radiophonique,
du droit d’auteurs, de la divulgation des savoirs, des rapports sociaux, de la
démocratie,de l’environnement…
Radio Campus France
Radio Campus France – IASTAR fédère 29 radios jeunes d’initiatives étudiantes dans 30 villes de France. Les ondes des Radios Campus touchent un bassin de population d’environ 22 millions de
personnes – dont plus de 1 200 000 d’étudiants.
Véritables médiateurs culturel, diffuseurs des musiques actuelles et nouveaux talents, les radios
campus sont des espaces riches d’individus qui diffusent une information, relaient une parole,
suscitent le débat autour de thèmes aussi variés que la vie étudiante, l’actualité culturelle,
politique et citoyenne. Ces espaces permettent la formation des jeunes qui désirent découvrir/
enrichir leurs savoir-faire artistiques, techniques ou journalistiques.
Contact
radio@appel.media

Interview par Anthony Delmas : radio podcasts audiences jeunes futur

L’interview de Sébastien Poulain a été réalisé par Anthony Delmas le 5 mai 2020 dans le cadre de son on mémoire de fin d’étude. Ce mémoire avait pour tuteur Christophe Carron, directeur des rédactions de Slate, qui lui a donné un avis très positif le 11 mai 2020. Bravo !

Anthony Delmas est journaliste en fin de formation à l’ISCPA – Institut Supérieur des Médias (https://www.iscpa-ecoles.com/). Il a fait sa 3ème année de Bachelor en journalisme l’année 2019/2020. Antony Delmas a déjà travaillé pour Pyrénées FM, Toulouse FM, La Voix du midi, Nostalgie ou 100% Radio.

photo

L’interview :

Anthony Delmas :

COMMENT EXPLIQUER VOUS CETTE BAISSE D’AUDIENCE, ET SURTOUT CHEZ LES JEUNES ?

 

Sébastien Poulain :

Le téléphone portable c’est tellement facile, pour des médias anciens…. Il y a un choix tellement vaste d’activités possibles au niveau médiatique que c’est inimaginable qu’il n’y ait pas de baisse d’audience à la radio, mais aussi en télé et en presse écrite. Pour les jeunes, c’est une évidence, on aime être en contact avec les autres. Les réseaux sociaux sont tellement puissants, que pour eux la radio est peut-être un peu lente. Le streaming permet de choisir ce qu’on aime et surtout de le répéter indéfiniment. C’est l’avantage qu’ont ces plateformes, ce sont des banques de données infinies par rapport à la radio. On peut dire aussi qu’il n’existe pas de radio pour les enfants, ils écoutent les radios de leurs parents, contrairement à la télé. Ils ne connaissent pas aussi bien la radio. Maintenant, les stations doivent impliquer les jeunes : partenariats, émissions spéciales, aller au plus près d’eux.

 

Anthony Delmas :

LES RADIOS ONT-ELLES RAISON DE SE TOURNER VERS LE PODCAST ?

 

Sébastien Poulain :

Les podcasts courts intéressent les gens, on peut voir la durée et cela permet aux personnes de choisir. C’est déjà très facile à diffuser et partager. On peut dire énormément de choses en deux minutes. Ensuite, c’est une bonne porte d’entrée pour les radios. Elles peuvent se servir des podcasts comme teasing d’informations ou d’émissions. La stratégie est bonne parce qu’on peut aller du très court au très long, tout le monde trouve ce qu’il aime. C’est un format moderne qui s’adapte à la vie des gens. Aujourd’hui, on a besoin de pouvoir écouter où l’on veut et quand on veut. Les gens cherchent surtout des formats courts, dans les transports, pendant une pause cigarette ou le sport… c’est la tendance actuelle : éviter les podcasts paraît difficile. Si on schématise la situation, la radio est un pêcheur, le podcast est un ver de terre et l’auditeur est un poisson. Grâce au podcast la radio attire de nouveaux auditeurs.